PERFORMANCE EN E-SPORT, QUEL RÔLE JOUE LE CORTISOL ? FEAT BIOSTARKS

15 Fév, 2022 | Articles scientifiques, Tous les articles

L’e-sport est un domaine grandissant. En seulement 50 ans, les tournois de jeux vidéos ont pris une ampleur colossale. En 1972 a eu lieu le premier tournoi de jeu vidéo et il a fallu attendre 20 ans avant que ces tournois deviennent professionnels (Pedraza et al., 2020). Le début du XXIème siècle est une période de structuration de l’e-sport. Des équipes se sont formées, et des catégories de jeux sont apparues comme par exemple :

– Les FPS (first-person shooters) : Counter Strike:Global Offensive (CS:GO), Overwatch

– Les MOBA (multiplayer online battle arena) : League of Legend (LOL)

– Les RPGs (role-playing games) : Légendes Pokémon Arceus

– Les jeux de stratégie en temps réel : StarCraft

– Les jeux de sports : FIFA

La science n’est pas restée indifférente a ces compétitions et les études se sont multipliées pour comprendre ce monde de l’e-sport.

En ce sens, nous vous proposons cet article qui s’intéresse à la performance en e-sport et le lien avec un marqueur sanguin spécifique : le cortisol.

1- QU’EST-CE QUE LE CORTISOL ?

Le cortisol est une hormone qui est libérée par les glandes surrénales. Cette hormone suit le cycle circadien (Wittert et al., 1996) c’est-à-dire que son taux dans l’organisme varie au cours de la journée. Le matin, elle est très présente et nous permet de nous activer. La nuit, son taux diminue. Des situations particulières peuvent faire varier ce taux de cortisol comme par exemple l’exercice physique ou l’anxiété.

2- LE CORTISOL ET LA PERFORMANCE

Schmidt et al. (2020)

L’objectif était d’observer différents facteurs pouvant influencer la performance dans un contexte de compétition.

  • Population étudiée : 23 joueurs d’e-sport durant une compétition (League of Legend ou Counter Strike)
  • Mesures :
  • Taux de cortisol : test salivaire effectué à 3 reprises : juste avant (T1), juste après (T2) et 30 minutes après le match (T3)
  • État de flow et Anxiété : ces 2 paramètres ont été évalués juste après le match à l’aide du questionnaire suivnat : Flow Short Scale
  • Performance : match gagné ou perdu

Résultats principaux

Le taux moyen de cortisol a augmenté entre le T1 et le T3. Le taux anxiété a été significativement plus élevé chez les gagnants que chez les perdants. L’état de flow et le cortisol ne se sont pas différenciés entre ces 2 groupes.

Par la suite, 3 groupes ont été constitué suivant la dynamique du cortisol pendant la compétition :

– G1 : le cortisol a diminué (-1.5± 1.1 nmol/l)

– G2 : le cortisol a augmenté légèrement (+2.3 ± 1.8 nmol/l)

– G3 : le cortisol a beaucoup augmenté (+11.8± 1.0 nmol/l)

Le G2 a été celui qui a eu le plus de victoires et celui qui a renseigné un niveau d’anxiété plus élevé. Finalement, ces résultats pourraient être schématisé de la manière suivante :

Programme poids de corps santé et bien-être

Ce U inversé peut être retrouvé dans le modèle de la catastrophe de Hardy sur l’anxiété comme le précisent les auteurs. Finalement, les joueurs qui performent sont ceux qui ressentent de l’anxiété et qui ont un taux de cortisol qui augmente sans être dans l’excès.

3- TESTER SON TAUX DE CORTISOL

Le cortisol peut être testé au niveau salivaire, au niveau urinaire et au niveau sanguin. À l’aide de son kit de prélèvement sanguin, Biostarks  vous permet de connaître votre taux de cortisol.

Ce taux devrait se situer entre 140 et 620 nnmol/L le matin.

Le cortisol fait partie de l’un des 37 biomarqueurs de performance que Biostarks évalue lors d’un seul prélèvement.

 

CONCLUSION

Des études sur l’e-sport montrent des similitudes avec des études sur certains sports. À travers l’étude de Schmidt et al. (2020), nous avons pu observer que les meilleures performances sur un tournoi MOBA et FPS étaient associée à un haut niveau d’anxiété et un taux de cortisol moyen. Avoir trop de cortisol ou ne pas en avoir assez et délétère pour la performance. Les jeux vidéos en compétition peuvent donc entraîner des modifications physiologiques ponctuelles comme le niveau de cortisol.

RÉFÉRENCES

Pedraza-Ramirez, I., Musculus, L., Raab, M., & Laborde, S. (2020). Setting the scientific stage for esports psychology : a systematic review. International Review of Sport and Exercise Psychology, 13(1), 319‑352.

Schmidt, S. C. E., Gnam, J. P., Kopf, M., Rathgeber, T., & Woll, A. (2020). The Influence of Cortisol, Flow, and Anxiety on Performance in E-Sports : A Field Study. BioMed Research International, 2020, 1‑6.

Wittert, G. A., Livesey, J. H., Espiner, E. A., & Donald, R. A. (1996). Adaptation of the hypothalamopituitary adrenal axis to chronic exercise stress in humans. Medicine & Science in Sports & Exercise, 28(8), 1015‑1019.

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